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Trop petite.

  • 13 sep 2008 at 1:25 AM

J'ai commencé ce blog il y a plus de deux ans, pour continuer des propos que j'avais commencé autre part et dans lesquelles je ne me reconnaissais plus. Ils étaient si tristes, et beaucoup trop fantaisistes! Je l'ai fais aussi pour me souvenir. De quoi exactement? J'ai oublié. Je voulais me raconter ce qu'avait pu être ma vie "autrefois", quand j'avais la tête encore pleine de promesses et d'élans fous. Je voulais me souvenir de ce que j'avais pu ressentir, et là où j'avais défailli. Ça a commencé plutôt rigolo, si je regarde les vieux messages qui traînent ici. Ça a vite déchanté aussi. Les notes dans lesquelles je me reconnais surtout sont celles sur mon père, et celles sur mes jeux imaginaires dans les champs lorsque j'étais une gamine. Ça me charme de les relire, c'est un univers dans lequel je me reconnais pleinement.

Je n'effacerai pas tout ceci, parce que cela fait un peu parti de moi. Parce que j'aurais aimé que les gens que j'aime sachent lire au-delà de ces mots toute la fragilité qui m'occupe constamment. J'arrête pas de me casser ici et là, par ma propre maladresse. Le pire c'est bien que dans tout cela j'entraîne malgré moi les gens qui me sont les plus précieux. Et là cette nuit, je pense que je ne me suis jamais sentie aussi petite et autant la tête à des milliers de kilomètres d'ici. J'aurais aimé être une grande dame forte, froide et admirable. Mais je ne le suis pas. Du tout. Je suis restée la gamine qui rêve de passer ses journées à se balancer près du champ et à tenter désespérément de changer de pays, de monde, d'univers...

Je n'écrirai plus mes souvenirs ou mes états d'âme. Ni ici, ni ailleurs. Ça n'a fait que me faire un immense mal en bout de ligne, et me laisser un trou béant à la place du coeur.

"ils sont si grands, et je suis trop petite...".

Fin.

Petit Postscriptum: Je vous remercie pour les quelques commentaires que j'ai eu suite à cette note. Pour une raison personnelle, je les conserve privés. Ceci dit, ils m'ont beaucoup touché et je vous en remercie.

Ode à la normalité...

  • 23 avr 2008 at 11:59 PM

...Bientôt dans un blogue près de chez vous.

L'art de la guerre

  • 18 oct 2007 at 6:49 PM

Argh.

Quelle idée de rougir ainsi! Et incapable de dire le moindre mot cohérent.

C'est tout à fait moi. L'art de tout gâcher (et non l'art de la guerre, hélas...!).

J'ai vraiment envie de me creuser un trou dans le sol et d'y demeurer quelques jours. Si seulement.

N'empêche que malgré tout, ma réaction a eu quelque chose de tellement pathétique que j'en suis presque à rire. Presque. Heureusement, c'est rassurant de savoir qu'habituellement je ne commets pas de telles bafouilles. À tout le moins... pas à ce point :)

Être une expression populaire.

  • 13 juil 2007 at 1:02 PM

Ces derniers temps, j'ai étrangement souvent entendu sortir de la bouche de mes amis (ou de connaissances) les expressions suivantes:

"Oh ça c'est typiquement du Evelyne".
Ou alors "Ça, ça ne peut être que du Evelyne. Rien d'autre".
Et encore... "Ça c'est du Evelyne tout craché et ça ne changera jamais".

Alors je vous demande....
Qu'est-ce donc que "du Evelyne"? Je serais très curieuse de le savoir.

J'avais le pressentiment que ce n'allait guère être dès plus réjouissant ce matin au travail. J'ai mes raisons que je n'expliquerai pas ici. J'en ai mal dormi cette nuit à vrai dire. Et quand je dors mal, c'est qu'il y a sincèrement quelque chose qui me tracasse beaucoup. Oh il faut dire qu'à ces questionnements se mêle un fichu travail sur le commerce du bois pour lequel je n'ai aucune inspiration et qui n'avance pas, et les oiseaux dans la forêt qui ont commencé à chanter vers les 3h du matin. Bref, ce fut une nuit merveilleuse et ô combien formidable.

Alors ce matin, lorsque je suis arrivée au travail, j'ai regardé l'ordinateur d'un oeil suspicieux... il m'a regardé (Eh oh, au sens figuré, bien entendu! Je ne suis pas si cinglée)... nous nous sommes regardé...

Et en définitive j'étais si épuisé de ma nuit de 1 heure que je n'ai pas posé de questions et je l'ai tout simplement allumé. Comme cela, comme si de rien n'était. La seule chose qui m'obnubile à l'instant c'est l'idée d'un café. Cafééééé...

Dans un tout ordre d'idée, ma famille part aujourd'hui quasi un mois en Europe. À chaque fois qu'ils partent en voyage, j'ai la grande maison pour moi seule. Ça me fait toujours un peu étrange, mais j'adore. Adolescente, j'étais très vilaine à ce sujet... j'organisais des soirées monstres chez moi et je ne connaissais généralement pas la moitié des 60 invités qu'il y avait alors. C'était habituellement de très chouettes soirées et j'en garde des souvenirs plutôt marrant. Des images un peu floues...

Un poisson rouge, à l'occurrence celui de ma soeur bien aimée(!), séché sur le comptoir... ses hurlements hystériques lorsqu'elle le retrouva... la bataille de Jell-o aux Froots Loops dans mon sous-sol... la confrontation entre mes amis "habillé de façon cool au goût du jour" et mes amis gothiques... J. que je retrouve quasi nu couché dans la neige à 6h du matin complètement givré et saoul... F-L qui hurle mon nom dans la maison habillé avec mes vêtements... mon tapis de chambre qui brûle et que je tente par la suite de faire passer pour un accident avec une chandelle à ma mère à son retour... bref ce genre de choses. C'était plutôt amusant quand j'y repense. Mais c'est aussi très différent de moi, en quelque sorte.

Maintenant je suis ô combien plus sage. Connaissant le peu d'intérêt qu'on mes amis pour cette si (!) jolie ville qu'est Laval, je passerai ce prochain mois avec mon chien qui a le prénom le plus ridicule du monde. Et puis j'irai faire mon épicerie par moi-même, comme une petite dame. J'aurai alors l'occasion de gambader dans les allées avec mon grand chapeau de paille, ma robe à pois et mon panier en osier sous le bras. Ce ne sera pas si mal j'en conviens, vois tout à fait charmant.

J'aurais bien apprécié faire un souper entre amis. Mais cela tente t-il sincèrement à quelqu'un de venir s'aventurer dans mon magnifique cartier où les rues sont des noms d'oiseaux? J'en doute sincèrement. M'enfin, je lance l'invitation. Je promets, contrairement à mes habitudes, un souper gargantuesque avec lasagne toute comprise. Au pire si personne ne se porte volontaire, j'assiérai mes oursons en peluche à la table avec moi et je leur ferai la conversation toute la soirée. Ce serait tout aussi charmant et délicieux comme soirée.

Dans cette idée, certaines personnes croient que je ne ferai rien de mon été. Quelle idée! Tout l'été ce sera vélo, piscine, vélo, piscine, vélo... pour ma part, je trouve que cela occupera magnifiquement bien mon été. Sans compter mon travail si édifiant chez Transit Photo! Et quoi ajouter sinon que j'ai de surcroît des heures de saisi de données à faire à la maison en pyjama et sans doute quelques évaluations de cliente mystère ici et là. Et des livres et des films à outrance! J'ai passé l'année à acheter de quoi m'occuper à ce sujet pour l'été. Ce n'est certes pas de quoi rassasier mon imagination qui me manquera.

Et bien pour une demoiselle qui désirait raconter des choses plus "profondes" dans son blogue, on peut dire que j'ai indubitablement raté mon coup en ce samedi matin. M'enfin! Ce sont des choses qui arrivent. Je suppose. Comme ce client un peu plus tôt qui me parle de sa belle-soeur pendant 30 minutes...

JENAIRIENAFOUTREDETABELLESOEUR!!!!!!!!!!!!!!!

Oh la la. Je m'égare. Navrée.

Ceci dit, ma prochaine note sera sans aucun doute tout aussi futile (c'est l'été, je présume, qui m'amène autant de nonchalance!) et sera ponctuée de révélations croustillantes, pétillantes et ô combien savoureuses à mon sujet. Ce promet d'être d'un ennui! J'ai hâte!

Bon samedi. Sauf à toi... et à toi... et à toi aussi... et j'ajouterai à toi là-bas dans le fond. Oh et surtout pas à toi. Oui oui c'est bien à toi que je parle. Tu peux te sentir visé.

Les beaux gosses.

  • 19 juin 2007 at 12:04 AM

Ce fut une bien étrange journée...

Premièrement, un événement qui s'est passé peu après mon réveil qui me turlupine encore un peu. Je me demande franchement quoi en penser. Je crois que c'est à oublier... tout simplement. Pas le moment en tant que tel. Tout ce qui en découlait. Et non merci pour le "m'enfin".

Deuxièmement... un événement étrange. La fin d'une ancienne histoire, si l'on peut appeler cela comme ça. Une rencontre furtive, l'espace de cinq minutes, qui me fait remettre certaines choses en perspective. Je ne sais exactement quoi en penser...

Commençons par le début.

Lorsque j'étais au cégep, il y avait un garçon que je croisais parfois dans les couloirs et qui selon l'avis de toutes, était un "beau gosse". Il à noter que lorsque j'utilise ces mots pour décrire un garçon, c'est qu'il y a une tonne de caractéristiques qui en découlent instinctivement dans ma tête, et qui sont plus ou moins sympathiques. Bien entendu, je le trouvais moi aussi mignon. Il aurait été difficile de le nier, il avait réellement quelque chose de vivant et de beau qui émanait de lui. En somme, bien des filles en étaient dingues. C'était "ze" gars du programme.

Mais moi... les beaux gosses, je les fuis. Ou plutôt, je les évite. Non pas que je trouve qu'ils n'ont pas l'air intéressant, simplement c'est un schème de pensée que j'ai vite ancrée en moi : non seulement je ne suis pas du tout le genre de filles des beaux gosses, mais aussi il faut savoir qu'ils me considèrent davantage comme leur petite soeur qu'autre chose. Au mieux, je peux m'en faire un ami. On s'y habitue très vite, et on accepte la chose sans même y réfléchir, comme un fait établit socialement. Le seul garçon incroyablement craquant avec qui je suis sortie auparavant, c'était F-L. C'était constamment étrange... j'avais l'impression de ne pas mériter cette place auprès de lui. Ses amies me le rappelait constamment, il faut bien le dire. Elles étaient d'une méchanceté incroyable à ce sujet.

Bref, il ne m'est jamais venu en tête par la suite qu'un garçon incroyablement beau pouvait le moindrement s'intéresser à moi. À noter qu'il ne s'agit pas d'un manque d'estime en moi, c'est simplement l'ordre naturel des choses.

Alors revenons à ce garçon. Il s'appelait Gabriel. Il était vraiment l'image même qu'on se fait d'un joli mec. Grand, musclé, cheveux noirs coupée à la mode, l'air doux mais rebelle, yeux d'un bleu perçant, et bla bla bla... le genre de description qui ennuie.

Nous ne nous sommes que rarement adressé la parole, la plupart du temps je l'évitais soigneusement. Oh il y a eu cette fête une fois où nous avons échangé quelques mots, mais il semblait si peu bavard que je n'ai pas osé poussé la note et j'ai prétexté n'importe quoi pour éviter un soupir d'ennui de sa part. Il m'avait paru si mal à l'aise que je m'étais dis qu'il valait mieux le laisser seul pour éviter des ennuis. De plus, il y a avait un groupe de demoiselles dites "pitounes" qui étaient assis sur un fauteuil non loin, les bras croisé, à me regarder d'un mauvais oeil.

Lorsque je le croisais dans les corridors, il me souriait toujours, d'un air sympathique. Il avait toujours l'air gêné. Parfois il venait me visiter dans mes cours de peinture et il me disait qu'il adorait ce que je faisais alors. Je trouvais cela gentil de sa part, et je le lui disais. Je ne le percevais jamais comme un gars "potentiellement crusable", ah ah. C'était bien évident!

Alors voilà. Aujourd'hui en sortant du métro, je le croise au détour d'un escalier. Son t-shirt à la mode et ses cheveux faussement mal placé ainsi que son air rebelle me font sourire dès que je l'aperçois. À vrai dire, je ne pensais même pas qu'il allait me reconnaître. Quand il m'a vu, il a eu l'air tellement surpris que je me suis dit que je devais avoir un bien drôle d'air, ce qui serait normal après la matinée que j'ai passé.

Il s'approche de moi et timidement me demande si je me souviens de lui. Bleh. "Tu parles d'une évidence!" Que je lui réponds alors (en effet, ce n'était pas la réplique tu siècle. Il me raconte alors que sa petite amie s'en vient le rejoindre, qu'il a continué en design et qu'il travaille dans une imprimerie quelconque. Et moi je reste là, à ne pas oser le regarder dans les yeux, les bras croisés... je repense à ce matin... et là au fil de sa conversation j'entends un "Ouais bien tu m'en as vraiment fait baver la petite". Je sors soudainement de ma léthargie et je demande "Hum?" d'un air intrigué (j'aime bien m'exprimer en monosyllabe, ça fait si cool et si jeune).

Alors là il commence à me raconter qu'il était complètement dingue de moi, qu'il essayait toujours de m'approcher mais que mon indifférence le frustrait beaucoup, qu'il ne comprenait pas pourquoi j'étais toujours si gentille et froide avec lui, qu'il adorait ma façon de percevoir les choses, de m'habiller, qu'il me trouvait si belle (...), qu'il essayait toujours d'être seul avec moi mais que je m'éloignais toujours, et un paquet d'autres trucs que je ne n'ai pas retenu parce que j'en avais déjà assez entendu.

J'étais complètement bouche bée et vexée. J'étais certaine qu'il me faisait un espèce de baratin idiot pour essayer de faire ma journée. Du genre "je vais te dire comme dans les films que tu es belle et que je t'ai toujours aimé pour faire ma bonne action de la journée et t'enlever ton air dépressif pour que tu ailles raconter tout ça dans ton blogue ce soir. Pauvre geek".

Je pars à rire, et je lui dis que c'est gentil de vouloir essayer de me faire croire des choses du genre, et je lui souhaite une bonne journée. Au moment où je me retourne pour partir, une fille s'approche de nous à grands pas, vient se mettre à ses côtés, et me regarde d'un air à la fois curieux et furieux.

Alors là, ça a été le choc. Le silence total. C'était moi. Je veux dire, cette fille, c'était moi. Identique. Petite, ronde, les cheveux blonds et longs, le regard... tout! Je crois l'avoir dévisagé un bon moment car après un certain temps, elle a détourné le regard et a pris Gabriel par la main et l'a amené furieusement plus loin sur le quai. Juste avant de partir, il s'est retourné vers moi avec un regard qui en disait long. Et ses mots....

"Tu vois".

Non je ne vois pas. Que s'est-il donc passé en ce cinq minutes qui m'échappe? Bien entendu que j'ai saisi l'idée derrière cette histoire. Tout de même! Mais c'était si étrange, si... imprévisible. J'y ai repensé maladroitement tout la journée. Je repensais à la fille et je me suis demandée si je n'avais pas par un certain hasard une soeur jumelle dont j'ignorais l'existence. Ça reste à vérifier.

Alors voilà. J'admets que j'ai déjà vécu des situations bien plus étrange, bien entendu. Rappelons-nous par exemple, une certaine nuit à se promener dans le quartier où j'ai croisé une bande douteuse de chats et de mouffettes qui semblaient planifier un complot. Ça c'était troublant. Bleh.

Et toute la journée en psychologie nous avons parlé des divorces et de leurs impacts sur les enfants. Et le professeur qui part à rire en disant que c'était désormais un passage obligé... vraiment sympa.

Sinon le moment agréable de ma journée fut ce soir, lorsque j'ai montré une certaine photo de moi à mon petit frère...

"Osti! T'es ben laide là-dessus! ARKKKKK! T'as l'air méchante et t'as des espèces de bajoues laides, iuhhhh... c'est bizarre. T'es weiiiiiiiiiird.... ça te ressemble juste trop pas. Bleh".

Ça m'a rassuré de savoir que ce n'est pas parce que je me trouve laide sur une photo que cela veut dire que je m'y ressemble en vrai.

Je ne lui ai même pas reproché d'avoir sacré. Merci mon chou. Je t'adore.

Mon papa, ce héros.

  • 18 juin 2007 at 1:07 AM

Je parle parfois de mon père. Mais c'est parfois si décousu, j'en ai tant de choses à dire, que je m'y perds souvent. En quelque part, le début fut une histoire triste. Heureusement avec le temps, tant de choses ont changé...

Mes relations avec mon père ont teinté presque entièrement la personne que je suis maintenant. La méfiance envers les autres, envers leur confiance, leur attachement.... mais aussi ma passion pour les histoires, mon idéal de famille et mon ouverture culturelle et sociale aux autres.

Je ne me souviens pas du départ de mon père de la maison. J'étais trop jeune pour cela, j'avais environ 3 ans. Mes parents m'ont eu pour d'étranges raisons... ils désiraient un enfant, tout simplement, et m'ont conçu. Ainsi donc mon père a quitté la maison le jour où il a dit à ma mère qu'il l'aimait, et qu'elle lui a rétorqué que ce ne serait jamais réciproque.

Alors mon père est parti loin. Très loin. Il est parti habiter à Damas, dans les pays Arabes. Il faut savoir ici que mon père a longtemps eu un métier très particulier, en tant que diplomate pour l'immigration québécoise. Pendant longtemps il a sillonné diverses régions du globe pour y trouver des perles rares, des gens qui désiraient venir s'établir en tant qu'immigrant au Québec. Ainsi donc, il leur faisait passer divers tests, s'incrustait un peu dans leur vie, leur histoire, leur passé... il a aidé des familles à passer à travers des moments touchants, des larmes, des craintes et des espoirs.

Je me souviens lorsque je suis entrée à la garderie. J'avais environ 4 ans. La dame qui s'occupait de moi là-bas m'avait appris à lacer mes souliers, et j'en avais retiré une énorme fierté. Quelle époque! Lorsque je suis arrivée à la maison, j'ai demandé à ma maman qu'elle fasse venir mon père pour qu'il vienne de lui même constater mes exploits. Lorsqu'elle a pris son air désolé pour m'expliquer que c'était impossible, j'ai craqué. Je me souviens très clairement de ce moment, c'est un de mes plus vieux souvenirs. J'ai commencé à pleurer et à hurler à travers toute la maison. Je n'avais pas su auparavant saisir toute l'ampleur du départ de mon père. Ça a été une révélation très choquante pour moi à cet instant.

J'ai saisi un ourson en peluche dans la maison cette journée là, et je l'ai nommé Michel, comme mon papa. Si j'avais maintenant le désir de raconter des chose à mon père, j'allais les raconter à mon ourson. Mais c'est si différent...

Lorsqu'il est revenu quelques mois plus tard, j'étais distante. Je ne le voyais pas souvent. Et les années ont passé. J'avais maintenant 6 ans.

Nous venions tous les deux tout juste d'aller voir un spectacle au stade olympique, et mon père a tenu à m'emmener faire un tour de grande roue dans un petit parc d'attraction douteux et clandestin. Dans notre nacelle, une dame et une petite fille sont alors entrées avec nous. Mon père me les présenta. C'était sa nouvelle petite amie et sa fille. Je me souviens que ce ça a gâché ma joie du moment.

Les mois passent. Je suis assise sur mon lit, et je suis chez mon père. Il vient me rejoindre et il me tend un cadeau dans ses mains. C'est une petite boule bleue, avec pleins de ficelles partout. Ah! C'est un chat. Mon père me dit alors doucement qu'il doit repartir, qu'il doit retourner habiter dans un autre pays, mais beaucoup plus longtemps cette fois... deux années. Il ne part pas seul cette fois, il part avec la dame blonde à l'accent bizarre et la petite fille.

Ainsi donc à l'aube de mes 7 ans mon père part en Chine. À Hong Kong, plus précisément. Et là commence la chute. J'ai envie de me venger de son départ, c'est plus fort que moi. Je commence à m'empiffrer de n'importe quoi, n'importe comment et tout le temps... et puis maman ne peut me contrôler, puisqu'elle est toujours partie elle aussi. Mon père revient me voir, une ou deux fois par année. Il me rapporte toujours des cadeaux et des souvenirs, des poupées chinoises, des coffres à bijoux, des crayons de couleurs.... et à chaque fois, la surprise qu'il a de voir que je suis passée d'une petite fillette fragile à une fille qui devient de plus enrobée. Et j'en suis contente! J'ai l'impression qu'il remarque plus ma présence ainsi.

Il m'envoie parfois des lettres et des cartes. Ce qu'il m'écrit est joli et teinté d'une pointe de tristesse et d'amertume. "Que fais-tu petite fille à cet instant... j'essaie de t'imaginer. Danses-tu? Dessines-tu? Es-tu gentille avec ta maman? Je t'aime et je pense tout le temps à toi". Mais à l'époque, ce n'est pas ce que je désirais. Je voulais quelqu'un qui soit là le jour de la rentrée des classes, quelqu'un qui me voit apprendre à lire, quelqu'un sur qui me blottir le soir lorsque j'écoute un film...

Lorsqu'il revient après sa mission, je suis dès plus distante. Je suis méfiante. Il a un nouvel enfant, un petit garçon qui est né là-bas. Mon père ne sait pas comment s'occuper de moi et il passe le moins de temps possible en ma compagnie lorsque je vais le voir.

Un jour je fais une bêtise. Une grosse bêtise. Il est vraiment découragé... mais enfin, il me parle. Il réalise que j'attends qu'il vienne vers moi, parce que je suis incapable de faire les premiers pas pour aller le voir. Alors il commence à me parler, me raconter des histoires, des faits divers...

Et il repart. Mais cette fois je ne suis pas triste, je suis maintenant une adolescente. J'ai 14 ans. Il part habiter à Paris et cette fois je vais pouvoir aller le visiter. La famille s'agrandit, j'ai encore une nouvelle petite soeur. Lorsque je vais le rejoindre en France, alors là c'est le bonheur. Il s'occupe de moi, nous faisons mille et une activités. il me raconte plusieurs légendes, des faits historiques et des expériences qu'il a connu dans les pays lointains.

Et je commence alors soudainement à m'attacher beaucoup à mon père. Il me fait sourire, il a l'esprit vif et fin, et il est d'une sincérité touchante. Lorsqu'il vient me visiter au Québec, c'est toujours la joie. Un soir il m'invite moi et N. à l'accompagner dans un grand restaurant de Montréal. Nous nous habillons en grandes robes de soirées et nous allons le rejoindre au Centre-Ville. J'ai été tellement fière cette soirée là de présenter l'une à l'autre deux personnes qui comptaient tellement pour moi! Ça a été une soirée magnifique. Ce qui est merveilleux avec mon père, c'est qu'il ne fait jamais sentir les gens inférieurs. Il suffit d'avoir un brin de curiosité pour que soudainement il s'allume. Lorsqu'il raconte des histoires, c'est toujours sur un ton modeste et authentique, mais dotés de mille et un détails, sourires, et détournements.

Lorsqu'il revient de France, je vais le voir plus souvent. J'ai alors 16 ans, et depuis il n'est jamais reparti. Je le vois parfois, à travers son regard lorsqu'il me raconte son passé, à quel point la découverte de gens et de cultures différentes lui manque. Mais mon père est un homme sage et il sait que sa famille en souffrirait s'ils devaient tous à nouveau partir. Alors il reste, et il continue de rêver, en pensée...

Étrange comme l'homme que j'avais en tête lorsque j'étais petite a su changer et s'ouvrir avec le temps. Ou au contraire... peut-être moi qui s'est ouvert à lui, qui sait. Ce qui me fascine maintenant ce sont tous les petits détails des choses qu'il fait, tous les soins qu'il apporte aux autres, tout en restant une personne fidèle à lui-même.

Lorsque j'arrive chez mon père, il vient toujours m'accueillir peu importe l'heure, et vient me serrer dans ses bras. Il me dit alors combien il est content que je sois là et à quel point je compte pour lui. Il me demande toujours comment ma journée s'est déroulée, si je suis heureuse et même si j'ai envie d'un verre d'eau. À chaque fois, c'est la fête. Ensuite j'ai toute la ribambelle qui vient m'accueillir et je sens enfin ce que signifie être une vraie famille. Savoir être ensemble. J'adore mes frères et soeurs. J'adore aussi maintenant la dame blonde à l'accent français. Beaucoup.

Mon père tous les soirs avant d'aller dormir il met la table pour le petit déjeuner le lendemain matin. Quand nous écoutons un film, il prépare à tout le monde un mini plat de popcorn avec un petit verre de liqueur. Ça me fait sourire. Lorsque j'ai à lui raconter une histoire, il m'écoute toujours avec plaisir et attention. Jamais il ne va détourner son attention. Il adore ajouter des sarcasmes, des fous rires et des anecdotes à ce que je lui raconte. Peu importe ce que c'est. Il adore savoir que je suis heureuse, ça comble son bonheur.

Ce qui est bien avec mon père, c'est qu'on peut discuter de tout. Étrangement, on a toujours l'impression qu'il en sait quelque chose. Ce qui le passionne par-dessus tout, c'est les histoires de capitaines de bateau des temps anciens. Il faut dire qu'il adore l'histoire en général. Lorsque je suis allée chez lui dernièrement, il m'a montré un énorme document contenant des centaines d'informations sur un de mes ancêtres. Ses photos, ses médailles de guerre, son passeport sur le bateau pour revenir en Amérique, ses correspondances... et à travers tout ces faits, il tente de retracer l'histoire de cet ancêtre. En somme, mon père adore se passionner pour les gens. Après tout, ça a toujours été son métier. Maintenant c'est plus délicat. Il s'occupe de cas tortueux, tristes, tragiques... si avant il changeait des destinées, maintenant il sauve des vies. À sa façon.

Étrange comme l'histoire a mal commencé. Parfois je me dis que si cela n'avait été de ma bêtise, peut-être mon père et moi nous serions-nous jamais trouvé. Peut-être que oui aussi. Je crois que ce n'était qu'une question de temps. Sans ces voyages, ces missions, il n'aurait pas toutes ces histoires à me raconter... ces fois où il a mangé avec des rois et des ministres, ces histoires d'égarement dans le désert, ces odeurs que l'on retrouve dans les marchés à Hong Kong... et je sais que cela m'aurait manqué. Infiniment.

Bonne fête papa.
Je t'aime.


Bric-à-brac et autres futilités.

  • 07 juin 2007 at 1:46 AM

Avant de ressaisir ce blogue pour qu'il ne comporte plus uniquement que des futilités, je tiens avant tout à écrire une note remplis de faits divers et de mise à jour sur le cours de mes jours.

Que dire, que dire...!

Commençons par le 20 avril dernier, il y a plus d'un mois. Ce fut mon anniversaire. Mes amis m'ont fait passer une soirée endiablée au El Zaziummm et je dois dire que ce fut mémorable...! Si je le mentionne ici, c'est surtout car il y en a qui m'ont beaucoup touché dans l'originalité de leur cadeau. Je dois dire que... je ne pensais pas que mes amis me connaissaient à ce point, ça m'a plutôt troublé! Ni qu'ils m'appréciaient autant, et ça c'était d'autant plus touchant.

Il y a Mathieu qui m'a offert cette magnifique toile, qu'il a fait en pensant à moi. Elle est tellement belle, je n'en reviens pas encore! Je crois, si je ne me trompe pas, que ça doit bien faire du top 1 des plus cadeau que j'ai reçu... Mathieu, tu as tellement de talent! J'ai hâte que tu exposes! Toi aussi, je sais, je sais... :)



Il y a Stefie qui m'a offert ce portefeuille... oh oui il est super joli, mais c'est parce qu'il faut voir les photos à l'intérieur pour le trouver d'autant plus génial! Ah ah... j'adore t'imaginer Stefie seule dans ton photomathon avec la balloune et ton ti chapô! Et que dire de mon nouveau toutou Jeero #2! Ouhhh....! :)

(Cliquez sur les photos pour mieux voir mademoiselle Stefie!)


Il y a Dominique et notre amour pour William Sledd qui m'a offert ce chouette chandail rose à l'effigie de ce dernier, et que j'aime bien porter la nuit ou dans la rue (oh la la! Oui il m'arrive de porter du rose en public!).



Et puis Erick qui m'a donné cette super carte d'anniversaire, que je me suis empressée de décorer! Héhé, elle est vraiment chouette. Je crois que c'était pour se venger de l'espèce de carte horrible que je lui avais donné à sa fête avec une photo d'oursons en peluche avec des chapeaux de fête. Elle était tellement laide!



Et puis il y en a un de qui je n'ai pas eu de nouvelles depuis quelques temps (pas plus que mon cadeau!), et que si ça continue je vais faire un message de plainte sur son répondeur. Gne, je te déteste espèce de... e... bon d'accord, je ne te déteste pas. Mais tu es encore en vie ou tu t'es fais enlevé par les abobinables fourmis rouges des neiges? Je commence à m'inquiéter tu sais. M'enfin. J'exige la chanson "Je suis si désolé (il est siiiii désoléééé....)" au moins trois fois. De suite.

Et pour finir, voilà une photo qui me fait beaucoup sourire et qui me rappelle l'état de la soirée. Mathieu était en feu, ah ah!



Ceci dit je regrette de ne pas avoir de photo du monsieur déguisé en fillette qui dansait seul dans son coin au cabaret à Mado :( Il était trop amusant, ça aurait fichtrement bien enjolivé mes soirées ennuyeuses!

Et donc voilà. C'était... il y a très longtemps. Depuis ce temps mes cours d'été ont commencés et pour être plus juste, touchent bientôt à leur fin. Ils étaient... incroyable. Vivant. Passionnant. Ça me fait vraiment du bien de m'éloigner du design, qui est devenu pour moi un sujet très fragile. Vivement tous les autres domaines!

Sinon j'ai fais le plein de livres et de films chez Archambault et j'ai de quoi m'amuser tranquillement tout l'été. Aussi après une dizaine d'années de remise en question sur le sujet, j'ai (enfin!) recommencé la natation de façon intensive. Il faut savoir que plus jeune, je faisais de la compétition. Bon d'accord j'étais nulle mais j'adorais cela. Des dizaines, que dis-je... des centaines de longueurs, quel bien cela me fait! J'avais oublié l'ivresse que je ressens lorsque je suis dans l'eau, à uniquement me concentrer sur le fond de l'eau.... tourne la tête, inspire, nage, tourne la tête, inspire, nage... ne penser à rien... c'est franchement libérateur.

Alors voilà. C'était très futile comme note de retour, mais j'y tenais. Étrange tout de même quand on sait ô combien je ne suis pas dans un état de festivité ces derniers jours. C'est qu'elle gaffe la mademoiselle...! Oh ça... oui.

Et je n'ajouterai que ces deux post scritum, en dernier mot.


Ps: Catherine, navrée d'avoir mis tant de temps à répondre à ta demande...! Mais voilà, tu peux maintenant profiter de tes réponses aussi, tu n'as qu'à aller lire deux ou trois notes plus bas :)

Pps: Lily... j'ignore si vous reviendrez lire ces notes, mais j'espère vivement que votre retour s'est bien fait et qu'il fait soleil là où vous vous trouvez. J'espère tout autant vous relire un jour, et peut-être même qui sait... que vous vous partirez vous de même un blogue? M'enfin... à bientôt :)

Ppps: Bon puisque Lucas me boude parce qu'il n'a pas eu droit à son "p.s.", je lui en offre un avec plaisir pour qu'il cesse immédiatement de faire la baboune... :) Hihi.

...Les Rookies du Design Graphique!

  • 24 avr 2007 at 6:46 PM

Mercredi soir, soit le 25 avril, se tiendra l'exposition annuelle des finissants de Design Graphique de l'UQAM. J'ai toujours eu un faible pour cet événement fort achalandé qui attire son lot d'artistes prétentieux mais néanmoins très amusants.

Pour ceux qui s'intéressent un tant soit peu au design ou alors qui on envie de partager un verre de bière en ma compagnie, c'est l'endroit idéal...! Pour ceux qui ne connaissent rien au design graphique et ce qui l'entoure, c'est une très chouette occasion de découvrir des réalisations généralement innovatrices et magnifiques.

Donc voici, l'exposition se tiendra du 25 au 29 avril 2007 et personnellement je serai de la partie au vernissage le mercredi soir. Allons festoyer (un peu!) en cette fin de session disons... à oublier au plus vite! Hé hé.

Centre de design de l'UQAM, 1440 rue Sanguinet (angle Sainte-Catherine Est)
Montréal (métro Berri-UQAM)
Vernissage le 25 avril 2007 à 18h.
Du 26 au 29 avril 2007, de midi à 18 h.
Entrée libre

http://www.uqam.ca/nouvelles/2007/07-146.htm

Surprise!

  • 14 avr 2007 at 7:32 PM

Ma maman veut que je laisse traîner à côté de mon ordinateur une liste de mes amis et leurs numéros de téléphone pour qu'elle puisse m'organiser un anniversaire-surprise.

ALLÔ LA SURPRISE.

Awe. J'ai trop envie de le faire! :) Je suis tellement giga nulle quand je veux.

Jouons à un jeu. J'adore les jeux.

Commentez en réponse à ce post, et je :

1 - Vous dirai pourquoi je vous ai friendé(e) (ou alors pourquoi vous êtes digne d'être mon ami/e)
2 - Vous associerai à un film ou une chanson
3 - Vous dirai un fait quelconque sur vous
4 - Donnerai mon premier souvenir de vous
5 - Vous associerai à un personnage ou un couple
6 - Demanderai quelque chose sur vous que j'ai toujours voulu savoir
7 - Vous dirai quelle est celle de vos icônes que je préfère [si c'est pertinent]
8 - En retour, vous devez poster ceci sur votre blogue. Si vous en avez un, bien entendu.

Je promets des réponses soient ennuyantes ou fort divertissantes, selon mes humeurs.

Qui osera lancer les dés le premier?

... Notez que si c'est la première fois que je lis votre nom, des réponses absurdes s'en suivront.

La petite dame.

  • 10 avr 2007 at 10:33 PM

Hier soir alors que je déambulais dans la rue et que je regardais les étoiles, un bien triste souvenir m'est revenu à l'esprit. Je ne saurais dire pourquoi exactement...

Il y avait quelque chose de fragile dans l'air qui planait tout autour, peut-être était-ce l'odeur du froid, un bruissement dans les arbres... je ne sais pas. Un moment d'ivresse, de mélancolie, comme une douce menace... un triste hasard.

C'était à l'hiver 2001, quelques jours après le premier de l'an. J'étais au terminus, à attendre l'autobus. Il faisait terriblement froid, mais je ne ressentais pas la morsure du vent contre mes joues.

F.-L. venait tout juste de mettre fin à notre relation, quelques jours auparavant. Mon esprit était dans un état second. J'étais assise sur un banc depuis des heures et je regardais vaguement les gens passer tout autour de moi. J'avais ressenti le violent désir d'être entourée de gens qui ne me connaissent pas, et j'étais prête à tout affronter pour demeurer dans la forteresse d'indifférence que je tentais tant bien que mal de me forger.

J'étais assise sur ce banc et je contemplais le vide avec extase, lorsque tout doucement une toute petite dame s'est approchée de moi et m'a salué timidement. J'ai levé les yeux vers elle d'un air fort intrigué...

- Tu t'appelles Evelyne, n'est-ce pas? m'a-t-elle alors demandé.
- Oui...
- J'étais certaine que c'était toi.
- Vraiment? Pourquoi cela?
- Je suis la maman de François-Louis.
- Oh.

Un ange passe...

- Je t'ai reconnu car il a plusieurs photos de toi ici et là dans sa chambre. J'ai reconnu ton doux visage, tes yeux pétillants, tes cheveux blonds...! Il me parle souvent de toi. Il me dit combien tu lui es précieuse. Combien il t'aime.
- ...
- Comme je suis heureuse de te connaître enfin! Pendant un instant, j'ai cru que tu n'existais pas et qu'il s'était inventé une petite amie imaginaire! a-t-elle dit tout en riant. Oh mais ce n'est pas comme s'il avait besoin de ça, il y a tellement de filles qui le trouvent mignon mon garçon! Il est adorable, non?
- ...Oui. Très. Mais...
- Je dois te laisser, mon autobus est là! Mais quel hasard tout de même de te croiser ainsi! Tu viendras souper à la maison vendredi, d'accord? Je te présenterai mon mari.
- Je ne crois pas que...
- Bonne soirée! m'a-t-elle soufflé tout juste avant de quitter la place en courant.

Quelle étrange rencontre. Un peu comme si le destin avait voulu être certaine que j'avais bien compris qu'il était là. Qu'il existait. Qu'il allait bien s'amuser avec moi...!

Je suis restée quelques instants de plus sur le banc. Consternée. Défaite. Abasourdie. Je me suis longuement demandée par la suite pourquoi il ne l'avait pas dit à sa mère plus tôt. Elle a du me trouver bien triste cette soirée là.... peut-être a-t-elle pensé que c'était le froid qui avait rendu mes yeux aussi embués?

Cette petite dame a été une brève apparition pour moi. Je ne l'ai jamais revue. Je me demande encore parfois si je ne l'ai pas imaginé. Je la revois encore dans mon esprit, menue et fragile dans son luxueux manteau de fourrure, le sourire brillant, à me dire ô combien son fils m'aimait.

... Comme le hasard adore s'amuser de nos vies!

Un cookie pour Mr. Incroyable™

  • 08 avr 2007 at 1:00 AM



Mr. A. n'est pas une personne comme les autres. Oh ça... non! Heureusement par ailleurs. Sinon je ne l'apprécierais pas autant. Sous ses airs de coquin roux se cache... Mr. Incroyable!

Bonne fête en turlututu Mr. A...™ :)

Oh wow. Oh joie! Incroyable...!

Exactement le genre de film que j'adore.

Des licornes, une montagne magique, des bonbons qui chantent... GÉ-NI-AL.

Charliiiiie.... hey Charliiiiiie....


Folies d'enfance

  • 03 avr 2007 at 11:29 PM

Petite, j'adorais m'inventer des jeux. Souvent j'allais à la campagne avec mon père, et j'adorais m'évader dans mes mondes imaginaires, alors parsemés de rires et de terreurs enfantines. Je m'installais sur la balançoire qui me parraissait alors si gigantesque et j'essayais alors de toucher les nuages. Lorsque je pensais avoir atteint l'impossible, je ralentissais alors ma course, je m'arrêtais brusquement et je courrais dans le champ de blé explorer ce "nouveau pays". Un peu absurde, oui, mais je m'y plaisais bien.

Je me souviens de cette fois où j'ai pu aller visiter le pays des cannes en sucre. Il y en avait de toutes les couleurs, mais toutes avaient cependant ce goût un peu trop sucrée et mielleux de Noël. Et puis on s'y collait partout, c'était quelque peu déplaisant. Il y avait le pays des serpents à sonnettes, où l'on devait constamment sauter pour ne pas qu'ils s'enlacent autour de nos chevilles, tout en se bouchant les oreilles pour ne pas se laisser charmer par la mélodie de leurs sonnettes. Il y avait aussi le pays des inspecteurs, le pays des rhinocéros, le pays des petits pois, le pays des princesses, le pays du mensonge, le pays des robots...

Mon pays préféré était celui de saute-moutons. Il s'agissait de sauter d'une pierre imaginaire à une autre à travers le champs, tout en évitant les requins qui se trouvaient en dehors des dites pierres (toujours imaginaires, bien entendu...! Ah ah!).

J'étais une enfant bien étrange à ce sujet. J'adorais inventer des jeux de toutes sortes, m'évader dans mes histoires imaginaires, construire des tours de Babel avec mes legos, et que dire de mes barbies que j'imaginais si jolies mais ô combien timides. Aussi mes oursons à qui je me plaisais faire des tours de manèges tout en leur inventant des vies loufoques. J'adorais leur faire des goûters d'anniversaire, et les laisser seul quelques heures pour qu'ils puissent bavader entre-eux.

Je me souviens que je haïssais profondément les gens qui me sortaient de mes rêveries. Je détestais ceux pour qui mon monde semblait sonner faux, ceux qui ne faisaient que tenter d'accéder à mes rêves sans y croire vraiment.

Étrange quand on sait ô combien je suis devenue lucide avec le temps. Cette époque n'a guère durée longtemps à vrai dire. Quelques années, tout au plus. Pourtant je conserve quelques jolies rêveries de cette époque, qui me font sourire de temps à autres. J'ai par contre jalousement conservé cette tristesse de voir avec regret les gens qui n'arrivent pas à atteindre mes pensées, ma folies, mes épanchements ou alors ma fébrilité. J'aimerais tant parfois rencontrer cette personne qui saurait partager cette absurdité, ces contes pour enfants... mais aussi cette lucidité. Disons une folie plus terre-à-terre, mature, moins... renfermée.

M'enfin, j'ignore pourquoi je raconte cette histoire cette nuit... Peut-être parce qu'un peu plus tôt, je repensais à ce champ de blé dans lequel voilà longtemps que je ne me suis pas étendue. Cela me manque, parfois...

Bouhouhou :)

  • 01 avr 2007 at 3:18 AM

Vite... Viiite!

Je prends la peine d'écrire vite pendant que je suis de bonne humeur parce que j'en ai marre de ce fichu blogue de "bouhouhou, je suis une petite fille toute seule et j'habite une rue avec un nom d'oiseau laid, bouhouhou" (quoique... damn! C'est toujours le cas! Ah ah!). Non non non mais vraiment! Il ne devrait y avoir que mon autre blogue qui me serve à cela.

En fait voilà peut-être deux semaines que cela va... mieux. Fichu hiver qui n'en finissait plus!

Mais comment ne pas être tout de même un peu joyeuse quand dans la même soirée on a droit à:

• Un super ami sympa avec qui partager un souper endiablé :) Merci Mr. A
• Le Kulaluuuuu et sa Sangria
• Un ruban en satin dans les cheveux
• Un nouveau titre de Boris Vian à me mettre sous la main
• Une D. en folie qui me laisse des messages d'amour sur mon répondeur
• Un ami qui sort du placard avec... disons... humour!
• Deux épisodes de Dr. Grey (ahhh... quelle dose de bonheur (trop) facile!)
• Un lit rempli d'oursons dans lequel se vautrer

...Bon d'accord, j'admets qu'il manque peut-être une parade de Mickey Mouse dans ma cour pour que ma soirée soit parfaite. La prochaine fois peut-être?

It'sssss.... ADVENTURE TIME!!!!

  • 31 mar 2007 at 9:14 AM

Je vais faire une Marie-Pier Côté de moi (hihihi), et je vais plagier L. tout en mettant le même vidéo que lui dans mon blog. Je suis certaine qu'il va finir par me le pardonner (un jour!). Comme ça monsieur A. va pouvoir arrêter de me bouder juste parce que moi je préfère voir un gay sexy en salopette.

Ouh ouh ouh... que je suis vilaine!

Mais comment se passer de ce vidéo si merveilleux?! Dites-moi... COMMENT?!

Abraham Lincoln, un cyclope, une princesse Bubblegum...! Tout y est!

One time it'ssss.... adventure time!

*MY HAT IS... AWESSSOOOOMMMEEEE!!!



En l'honneur de Dominique et de nos innombrables soirées au parc en salopette (pas exactement, mais je me plais à y croire!).

Et aussi parce que je suis une folle amoureuse dingue de William Sledd.

Ps: Notez bien la face qu'il fait lorsqu'il reste 1:52. On dirait Chucky!

Un mois.

  • 11 mar 2007 at 12:39 AM

Voilà exactement un mois jour pour jour que j'ai écris mon message, à n'en plus finir, sur mon vieux blog décrépit et abandonné. Vais-je mieux depuis? Cela a-t-il réussit exorciser mes démons?

... Si seulement.

Le soleil me paraît-il alors plus joli? Les cours plus passionnants? Cette grande demoiselle aux yeux sombres s'est-elle aperçu que je suis encore là? "L'inconnu" s'est-il pointé le bout du nez sur le banc du parc? Ai-je ressenti quelque chose de vivant en moi depuis?

Non.

Sauf peut-être, très étrangement, les fois où je relis ce que j'ai écris. Le plus souvent du temps c'est une véritable torture et j'ai peine à finir le premier paragraphe. C'est horrible ce que j'ai écris. Ça me coupe le souffle chaque fois.

Ce que je peux être déprimante quand je veux : je sais. Navrée.

Souvent j'aimerais dire à la petite fille en moi (!!) qu'elle peut s'en aller et me laisser enfin tranquille. Que je n'ai plus besoin d'elle. Qu'elle peut lancer les oursons en peluche par la fenêtre. Qu'elle peut cesser de rêver à ce qui n'arrivera pas. Qu'il serait temps qu'elle grandisse un peu. Qu'elle chasse les illusions qui la traverse, et son stupide monde de fées et de princes. Il serait temps, ne croyez-vous pas?

Je regarde les gens qui m'entourent et je vois que la plupart sont heureux. Ont eu ce qu'ils désiraient, tout particulièrement ces derniers temps. Ça me rassure, et cela me fait vivement plaisir. Heureusement, il y a cela. Il n'y a que ce monsieur Taciturne dont je n'ai plus de nouvelles, mais bien étrangement (peut-être naïvement aussi), je soupçonne que l'orage s'en est allé pour lui l'espace d'un moment. Cela me rassure aussi.

Cette semaine, j'en étais à m'acheter un magnifique spaghetti (avec pain à l'air s'il-vous-plaît-merci), lorsqu'une superbe demoiselle m'a accosté pour me dire, dès plus timidement, qu'elle me trouvait très belle. Ça m'a fait tout un choc, et j'ai été incapable d'avaler quoi que ce soit. Quant était-ce la dernière fois qu'une personne m'a dit qu'elle me trouvait belle, aussi sincèrement? Je ne sais plus. C'était plutôt étrange comme sentiment. Pas de la vanité, oh ça non...! Je ne sais pas. L'espace d'un instant, j'ai eu l'impression d'être en vie. Pas parce qu'elle m'avait trouvé jolie, non bien entendu. Simplement parce qu'elle avait remarqué que j'étais là. C'est absurde je sais, mais... m'enfin. Qu'importe.

Je suppose que c'est le moment où je devrais demander si quelqu'un a vu un bon film dernièrement. Mais je ne le ferai pas. Vous pouvez aller continuer à manger vos céréales maintenant. Génial!

Et puis... pour l'image juste au bas... elle me bouleverse à chaque fois que je la vois. C'est inévitable. Parfois elle m'émeut, parfois elle me met en colère, parfois elle me fait rêver, parfois même elle me fait pleurer. Une faille dans mon esprit... peut-être. Qui sait.



Cache-cache.

  • 25 fév 2007 at 10:14 PM

Certaines personnes croient que je ne n'écris plus. Ou peu.

Vous avez tort.

Je joue simplement à la cachette. Et vous ne savez alors plus où regarder...

10, 9, 8...

Invisible.

  • 10 fév 2007 at 1:01 AM

Quelle étrange soirée... pas que ce ne fut pas agréable que de le rencontrer (enfin!), simplement... je ne sais pas. Je dirais que ce fut à la fois trop bref et peu empreint de cette profondeur à laquelle je m'attendais. Ce fut néanmoins sympathique. Que devais-je donc désirer de plus? Je ne saurais dire.

Suis-je déçu de lui? Pas exactement. De moi? Tout le temps. Il y a longtemps que je m'étais sentie aussi peu attirante et intéressante, certes. Non c'est aussi simplement une impression de n'avoir pas vécu le moment, d'avoir été indubitablement absente. Un peu comme si ce rendez-vous n'avait jamais eu lieu. Et cela me remplit d'une tristesse si amère...

Et ça ne fait que confirmer mes pensées du moment:

À chaque jour qui passe, je deviens de plus en plus... invisible.

invisible.

Monsieur l'Ourson VS Timmy

  • 22 déc 2006 at 11:42 PM

Quelle horrible session.

Voilà longtemps que je n'avais pas été aussi ébranlée, désemparée, amochée par ce que l'on nomme joyeusement "la vie". À un point tel qu'on en vient profondément dégoûté de soi, et des autres.

Pour E. qui m'a posé la question, je vais (quelque peu) mieux. Merci profondément de ta sollicitude, elle m'a beaucoup touché. Je suis présentement en rétablissement, mais les médecins disent que la maladie pourrait ressurgir à tout moment, dans toute sa bonne humeur et son horreur. Et ses nuit blanches, ajouterais-je. Et j'ai peur, terriblement peur. Mes forces me reviennent, tout doucement, de crainte de me brusquer. Quelle folie de se croire aussi invincible, et soudainement.... . Je la sens à l'intérieur de moi qui me gruge et qui ne fait que me démontrer sa présence à travers ses signes plus que visibles.

Vivement Noël (et vivement le sarcasme me soufflera-t-on sans doute méchamment à l'oreille, avec raison).

Je vous offre en guise de cadeau de Noël ce (très) modeste film que j'ai réalisé dans le cadre de mon cours d'audiovisuel. J'ignore ce que les gens y percevront. L'idée première du film était l'abandon. Cela a pourtant terminé sur un film qui démontre relativement (!) bien un personnage qui n'arrive pas à assumer la teneur de ses actes, et ce jusqu'à la toute fin. La musique est bien entendu une jolie mélodie de Pierre Lapointe que l'on retrouve sur son plus récent cd.

Pour ceux qui se poserait la question : non ce n'est pas une autobiographie.

Et pour les autres qui s'inquièterait : non je n'ai pas de chat.

Des peut-être

  • 09 déc 2006 at 10:06 PM

"Des peut-être il y en a trop, dans ma tête, dans ma tête! Au fond je ne sais pas à qui je m'adresse... vous êtes tous des peut-être. Et moi je ne suis qu'un produit de l'imagination, tout juste lancé sur le marché."

Jérôme Minière
La complainte d'un produit d'imagination

Cher Napoleon Bonaplush...

  • 22 nov 2006 at 6:43 PM

J'ai téléphoné à A. tout simplement pour savoir s'il m'avait envoyé mon film en définitive, après une attente de plus d'un mois. Il m'a dit oui, j'ai dit merci. J'ai raccroché immédiatement. Il m'avait déjà avoué trouver les adieux inutiles, voir rigolos. Je n'ai tout de même pas voulu lui faire ce plaisir. J'ai pensé rester la tête haute, mais j'ai à peine été capable de souffler un banal "au revoir" dans le combiné tant j'avais l'impression que ma tête allait exploser. Il va très sincèrement me manquer cet ami rouquin.

Mais malgré les jours, les semaines, les mois...

Je ne comprends toujours pas.

Ce questionnement restera à jamais en suspend sans que je n'ai jamais de réponse. J'ignore ce qui a éclaté, ce qui a failli, ce qui a rompu... je me souviens uniquement de son sourire et de ses mots sympathiques aux derniers instants que je l'ai vu. Je me souviens aussi surtout du silence qu'il m'offre depuis voilà presque deux mois. J'en ai marre de pardonner, constamment...! Et voilà. Je suis en colère, oui. J'ai l'impression d'avoir commis un acte terrible dont j'en ignore totalement les faits. Qu'est-il arrivé, A.?

Dommage. Il était un ami sympathique et amusant. Vraiment. Unique un peu, à ma façon. Et contrairement à la première fois qu'il m'a fait le coup du silence, je n'ai nullement l'impression de ne pas avoir vécu tout ce que j'avais à vivre avec lui, tout au contraire! Je n'en ai vu que trop, tout simplement. J'en ai fichtrement marre.

Étrange tout de même parfois...

On en vient à découvrir une personne, au hasard d'un chemin, qui nous charme, nous fait sourire, nous bouleverse, nous surprend...

Et puis au fil des mots on se dit que l'on apprend à connaître ne serait-ce qu'un peu cette personne.

Étrange tout de même parfois... ô combien on peut se tromper.

Ps: Prends soin de Napoleon. Pour moi.

Je suis en amourrrr...!

  • 18 nov 2006 at 12:37 PM

Bah oui, je suis tombée en amour avec ce charmant jeune homme. Que voulez-vous, ce sont des choses qui arrivent.

Remarquez bien à 4min15: "I'm cup cake mannnnn... cup cake mannnn!".

De toute beauté. Oh oui.

Ps: Pour ceux qui se poseraient réellement la question (c'est à dire environ les une ou deux personnes qui viennent lire ce blog), oui je l'aime vraiment. En quelque sorte.


Dis A. ...

Je me demandais quelle édition tu as de "Comment se faire des amis et apprendre à les conserver pour les nuls" car je crois que ton édition est un peu... out.


Ps: Dis "lapin", réponds-moi vite car je vais aller tout de suite te la mettre de côté au magasin. Il semblerait qu'ils seront bientôt en rupture de stock dans le coin.






(...Et hop! Une idée de cadeau de moins à trouver).

Vivement la relâche.

  • 21 oct 2006 at 1:28 PM

Difficile de revenir ici étaler ma vie "publique" alors qu'une certaine demoiselle me l'a reproché. Et puis c'est quelque peu contre mon éthique personnelle de venir étaler celle de mes oursons en peluche! Imaginez qu'ils en viennent à la découvrir... la riposte serait terrible! J'ai toujours eu l'impression qu'un jour alors que je rentrerais à la maison, ils seraient en train d'asségier ma chambre. M'enfin, c'était un détail parmi tant d'autres. Ceci dit effectivement j'aimerais bien un jour ou l'autre faire un vrai roman-photo de mon PLUSHIES STORY...! Je ferais un magnifique site boboche et j'y raconterais leurs mésavantures. À chaque semaine le monde devront voter pour leur préféré et en faire sortir un du lit. À la fin le toutou gagnant empochera un voyage tout frais compris vers la laveuse. Yé! Je sens que je vais devenir riche. Oh oui.

Contrairement à l'habitude, cette année l'automne ne me rend pas dès plus taciturne mais bien au contraire m'apporte son flot de fébrilité. J'ignore pourquoi d'ailleurs, car ma vie ces derniers temps est d'une banalité quasi amusante. Profitons-en pendant que sa passe! Et vivement la relâche scolaire.

Je suis bien tristounette que B. n'ait pas répondu à mon chouette retour par rapport à son magnifique et sympathique commentaire (pour ceux qui n'aurait pas lu, voir les commentaire du message un peu plus bas: "citation troublante"). La vie ne remplit pas toujours ses promesses... dit-on. Fichtre! Petit galopin... va!

PLUSHIES STORY

  • 08 oct 2006 at 2:45 PM

Aujourd'hui, à PLUSHIES STORY:

Mr. Mouton fait pâmer toutes les demoiselles du lit, mais qu'en est-il de celle qu'il convoîte secrètement, la timide Mlle Beigne aux joues croquantes!? Saura t-il lui faire pousser quelques Bêêêê et extraire son délicieux glaçage aux fraises?!

La rivalité perpétuelle entre les ours bourrus Arthur et Michel fera t-elle à nouveau surface? Michel se remettra t-il du fait qu'Arthur lui a autrefois volé sa petite amie, Madame Lapinette? Nous aurons à vous présenter des scènes exclusives d'Arthur et Madame Lapinette dans le spa!

Arthur, Michel, Léo-Paul, et Bê exhiberont pour vous leurs poils en se trémoussant sur la table de chevet. Lequel remportera le droit de ne pas quitter le lit?! Qui se verra offrir un baiser par Mlle Henriette l'itinérante?!

Qui tombera du lit parmi le bellâtre Mr. Chocolate et Bê le gros mouton? Patchy résistera t-il à l'envie de croquer une oreille de Mr. Chocolate alors qu'il sent si bon?! Celui-ci sera t-il outré et quittera t-il le lit en hurlant de terreur?!

James l'ourson séduisant et charmeur aimé de toutes serait-il gay?!

Mlle Henriette pleurera t-elle encore dans son coin parce qu'elle n'a pas eu sa portion de McDonald?! Quittera t-elle le lit d'elle-même?! Des scènes choquantes de la boîte de papier mouchoir vidée qui se révolte en primeur à vous montrer!

À voir ce soir, à PLUSHIES STORY!

("Plushiee Story, nous deux en peluuuuche!!! Plushies Story, qu'importe si on est des ours métrosexuelllls...")

Citation troublante.

  • 27 sep 2006 at 2:08 AM

«Tu voudrais quoi, Evelyne? Que la vie ne te fasse pas mal? Traverser l'océan sans te mouiller les pieds, prudemment, mesquinement? T'as encore oublié que ça finit la vie, et que, seulement ça, ça représente une bonne secousse pour les romantiques comme toi. Tu me fais penser à ma fille qui enlève les croûtes de chocolats sur les Whippets et qui s'étonne à chaque fois de trouver la guimauve qu'elle déteste tant cachée en dessous. Elle me redonne le paquet blanc en disant:"C'est pas ça, c'est pas bon." Mais à chaque fois, elle recommence, certaine de trouver un jour du chocolat en dessous du chocolat: du plaisir infini.»

Extrait du poids des ombres, par Marie Laberge


... Je déteste aussi la guimauve.

Il aimait les oiseaux

  • 23 sep 2006 at 10:35 AM

Ok. Je crois que ceci méritait un "comeback" en grand.
Dans une entrevue accordée à La Presse, le père du tireur de la fusillade de Dawson a affirmé ceci:

"Par ailleur, mon fils était un être généreux et serviable, qui aimait la poésie et les oiseaux."

...!

Les oiseaux. Whouah.
Heureusement que je n'aime pas les oiseaux. Vous voyez ce que ça fait Laval, hum?! Ça fait aimer les gros fusils et les oiseaux!

Deux mots

  • 22 juil 2006 at 9:02 AM

J'étouffe...

Casse-tête

  • 15 juil 2006 at 1:30 PM

J'ai soudainement une folle envie de faire un casse-tête.

"Une blonde désespérée appelle son mari au boulot :
- Je veux faire un puzzle, je n'y arrive pas, je n'en peux plus!!
-Calme-toi mon amour, est ce que tu as un modèle?
-Oui! Il y a un coq sur la boîte mais je n'y arrive pas, toutes les pièces se ressemblent.
- Ce n'est rien ma chérie, je vais rentrer et on va voir ça ensemble.
Le type rentre, trouve sa blonde en pleurs :
- Ecoute ma chérie, tu es mignonne, tu es la plus belle. On remet les corn flakes dans la boîte et on ne dit rien à personne."

(rose...?!) ou les nuits mauves.

  • 14 juil 2006 at 6:57 PM

C'est endroit est devenu bien tristounet, exactement ce que je ne désirais pas.

... Allons, allons! Ajoutons-y un brin d'humour question de se mettre au même diapason que mes états d'âme de ces derniers jours, qui ont tendance à flotter sur un petit nuage (rose...?!). Nul besoin d'expliquer le comment du pourquoi, disons simplement que les nuits mauves ont bien des charmes...

J'ai même du me mordre la langue un peu plus tôt pour retenir des larmes de rire, devant un sombre client crétin incapable de me regarder dans les yeux. Allons monsieur... un peu de contenance je vous prie! Et c'est bien entendu sans compter le regard ébahi de Dominique devant ma charmante (!) soeur qui a invité ses deux "amies" (voir ici un sous-entendu plus que convenu) à venir se baigner à la maison dans son bikini (rose...?!). Un bien "savoureux" spectacle.

Depuis le (re)visionnement de "Orgueil et préjugés" la nuit dernière, impossible de chasser les mots de Mr. Darcy de mes pensées. Et pourtant c'est la jolie frimousse de Mr. Bingley que mes yeux imagine. Peut-être est-ce sa magnifique chevelure rousse qui en vient à me duper ainsi? Qui sait.

Ceci dit, voilà pour votre plus grand plaisir (allons, fabulons un peu!), une charmante histoire d'éléphants:
(Un éléphant demande à un chameau): "Pourquoi diantre tes seins sont-ils sur ton dos!?"
(Et le chameau de rétorquer): "Je trouve que c'est une bien drôle de question, venant de quelqu'un qui a un pénis dans la face."

Mouais. Charmant. En dernier lieu, cliquez sur l'image ci-dessous qui vous emportera dans un univers mélodieux et fantaisiste. Mouais. Finalement ça ne fonctionne pas. Tant pis. Mouhahahaha.

Trois fidèles amies

  • 07 juil 2006 at 11:27 PM



Hargne
Amertume
Tristesse

Ceci dit, cela ne vise que moi ces chouettes états d'âme. Je n'ai certes pas le désir d'aller achaler autrui avec ces sornettes, tout particulièrement Y.

Et puis comme le personnage Sawyer le dit si joliment dans Lost (et avec un tel affront!): "Un tigre gardera toujours ses rayures".

Merci Sawyer de cette si profonde philosophie de vie (!).

Bis

  • 18 juin 2006 at 10:41 AM

"Bis" ce que j'ai écrit hier x 895890349853498345985438934

Comme quoi parfois la réalité peut être bien plus terrible que mon imagination débridée.

J'ajouterai cependant en guise de conclusion:

"L'espoir est une bulle irisée qui colore fugitivement la vie." (J. Mauduit)

Le chat

  • 17 juin 2006 at 12:45 PM

J'hésiterai ici entre la colère, la déception et la tristesse. C'est pourtant tout particulièrement violent ce que je peux ressentir. Mais étrangement, cela me rend totalement impassible. L'habitude sans doute, sans toutefois vouloir ici jouer sur la carte de la "pitié" (ciel, quelle horreur!). Chose certaine, Ça a l'avantage (?) de ne pas me laisser indifférente.

M'enfin, toute cette histoire laisse un goût amer et enlève l'envie de tout, même des framboises (!). C'est moche tout de même, j'étais dans un formidable état et mon petit nuage était dès plus confortable.

Ce fut tout de même bref cette exaltation, cette volupté ressentie à ainsi croiser ainsi le fer avec l'inconnu. Une semaine, tout au plus? Mais ô combien intense..! M'enfin.

"Il ne faut pas être si tristounette, il y en aura d'autres!".

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. Ah.

Soyez tous maudit. Y compris le chat. Surtout le chat.

L'Escalier

  • 02 juin 2006 at 7:16 PM

Ce matin j'étais sereine, douce, fière et... heureuse. J'aurais sans hésiter oser concevoir le reste de mon existence telle qu'elle est à l'instant. Je n'ai pas autant été plongé dans le bonheur depuis des lustres. Et pourtant... il y a ces infimes moments où le vide et la noirceur reviennent. Soudainement, comme cela, sans prévenir! Et il y a tant de pensées qui nous assaillent d'un seul coup, juste pour nous rappeller que l'on peut ressentir...

Au détour d'un chemin dans la ville, en m'y promenant cet après-midi à la recherche d'idées de clichés photographiques, je suis tombé sur l'Escalier. Oui, "l'Escalier" avec une grande majuscule. Et puis d'une manière brutale le souvenir m'est revenu, avec un tel réalisme que cela m'a pris presque une heure avant de me ressaisir. Je m'y suis assis, parce que je n'arrivais plus à réagir, que ce soit sourire, pleurer, respirer... Je n'avais que son rire en tête, ses larmes, ses mots, ses silences, ses mains, ses fossettes, son bonheur, ses colères, ses rêves... Toute ma tête était remplit de F.-L. et rien ne m'apparaissait plus infiniment beau, plus infiniment triste.

J'ai souvent l'habitude de refouler loin dans mon esprit les instants où j'ai été submergé de bonheur. C'est sans doute pourquoi je les écris, car parfois je tente si violement de les oublier qu'il m'arrive presque de les effacer de mon esprit. Surtout les souvenirs avec lui, c'est plus terrible que tout le reste. Il faut dire que c'est bien différent.

J'ai parfois déjà raconté cette histoire. Je l'avais intitulé "Un jour, une fée rencontra un ange souriant...". Je la trouve jolie. Magnifique à vrai dire. Rien ne m'a jamais semblé aussi vraie que cette histoire. Elle me rappelle ce que c'est d'aimer inconditionnellement quelqu'un. De se sentir indubitablement authentique auprès de cette personne. Même étrangement, surtout venant de moi, de sentir qu'on veut lui être fidèle. De se sentir unique auprès de quelqu'un, ce qui fut la seule fois. De ressentir que chacun de ses regards qui nous croisent nous coupe le souffle et nous fait chavirer jusqu'à ce qu'on en puisse plus de retenir cette attirance inavouée.

Alors donc, cet escalier...

C'était il y a 5 ans, à l'automne. Quelques jours auparavant, je lui avais glissé une lettre dans la main avant de sortir de l'autobus. Je n'en pouvais plus de ses regards et de ses sourires qui me donnaient envie de pleurer et de hurler de bonheur tant ils m'étaient précieux, tant je sentais qu'ils m'étaient uniquement destinés. Je lui avouais alors tout dans cette lettre. Quand j'y repense, ce devait être plutôt ridicule les mots que j'avais choisis ce jour-là. Mais ce devait aussi sans doute être passablement dès plus sincère, chose que je me permets maintenant rarement. Je me souviens de la gêne que j'avais ressenti en la lui donnant et le regard chargé de sens qu'il m'avait alors glissé. J'y avais alors lu un lourd reproche, comme s'il avait déjà deviné ce qu'elle contenait. Cela m'avait profondément anéantie. Je n'étais pas de celle qui avait le courage facile, et je regrettais amèrement d'avoir ainsi gâché cette merveilleuse complicité. Je me souviens aussi de son silence des quelques jours qui ont suivis. Son ami m'avait alors confié qu'il n'en avait fichtrement rien à faire d'une fille comme moi alors qu'il y en avait des dizaines bien plus jolies qui lui tournaient autour.

Je ne me souviens plus qui de nous deux a provoqué la rencontre. Je crois que c'était moi. Je voulais sans doute mettre les choses au clair. Je hais vivre dans l'incertitude. Il m'a proposé que nous allions à "notre" endroit, sous un certain arbre du Mont-Royal. Nous en étions encore au pied de la montagne qu'il a commencé à pleuvoir des tonnes. En un clin d'oeil tout est devenu embrouillé et tout ce que nous entendions était le bruit assourdissant de la pluie. Nous sommes alors allés nous réfugier sous le vieil escalier d'un appartement. Cela devait faire plusieurs minutes que je contemplais le ciel qui n'en pouvait plus de pleurer, que j'ai alors senti son regard posé sur moi. Il était si près de moi, à quelques centimètres, tout juste. J'aurais sans doute pu entendre son coeur battre, si cela n'avait été du mien qui s'affolait tant. Je n'osais pas le regarder à mon tour. Je ne voulais pas y lire la déception ou pire, la pitié. Nous n'avions pas prononcé un seul mot depuis des heures. J'étais incapable de rester sous cet escalier alors qu'il était si près de moi, alors que je me mordais la langue pour ne pas pleurer et défaillir sous la panique qu'il m'avoue ne rien ressentir à mon égard et qu'il veuille uniquement me dire adieu. Je n'ai pas même eu le temps de quitter notre abri et de retourner affrontrer l'eau pour m'éloigner de lui, qu'il s'est élancé sur l'escalier, a porté son regard sur moi avec une tendresse infinie et il s'est mis à hurler sous la pluie:

"Je t'aime Evelyne!!! Je t'aime!!!"

"Tu quoque mi fili" (Julius Caesar)

  • 27 mai 2006 at 10:17 AM

Si j'ai honte?! Z'en avez pas idée...



Bah oui. Ainsi va la vie. Je pourrais évoquer mille et une raisons mais voilà, je n'en ai pas. Il n'y avait pas trop de monde dans la salle, ça m'a rassuré. J'ai plus ou moins été attentive au film, à vrai dire j'ai contemplé le tout avec un certain amusement. À lire les critiques (hein?! Il y a eu des critiques? Quel film?! Da Vin... quoi?!) ces derniers jours, j'en avais retenu ceci: "Ce n'est pas si terrible".

Verdict?

Je me sens quasi prétentieuse de venir exprimer ici ce que j'ai bien pu en penser. Mais comme j'ai un léger faible pour la prétention, pourquoi pas? Non je mens. Je me sens plutôt ridicule. Prétention=Ridicule? Hum...

Mais tout d'abord, je tiens à indiquer ces constatations que j'ai écrites sur un bout de papier tout au long de la projection:

• Tom Hank est sexy en pantalon de professeur d'université.
• C'est bien tout ce qu'il a d'appréciable à propos de Tom dans ce film, hélas!
• Court Tom, courrrrt!!!!!!
• Pourquoi donc les voitures dans un film policier arrivent-elles toujours en zigzags chorégraphiés sur les lieux d'un crime? C'est joli. Et surtout d'un ridicule époustouflant.
• On ne doit jamais suivre un inconnu, tout particulièrement lorsque celui-ci a un drôle d'accent.
• Il est toujours agréable et amusant de contempler une présentation powepoint moche.
• Mais ce n'est jamais aussi plaisant que de voir de vieilles dames autour de soi au cinéma pousser des Oh! Et des Ah! de surprise et d'indignation.
• Quelqu'un trouvera t-il une réponse un jour à la sempiternelle question suivante: Pourquoi les méchants visent-ils aussi mal et les bons (même s'ils n'ont jamais utilisé un pistolet de leur existence) atteignent-ils à tout coup leur cible?
• Il est toujours fort gênant d'être la seule à rigoler dans la salle lorsqu'on présente une bande-annonce d'un film sur le "diable" qui sortira en salle le 6-6-6...
• J'aimerais bien moi aussi avoir un chouette ami à ma disposition qui possède un avion privé, une limousine et un chauffeur, une maison où se réfugier lorsque l'on est poursuivis par des méchants et de qui des réponses aux questions les plus sordides et extravagantes abondent.
• Un flashback a t-il inévitablement besoin d'être filmé par une caméra à 30$, tout particulièrement lorsque celui-ci a dû coûter des millions de dollars à produire?
• Audrey Tautou semble légèrement mal à l'aise lorsqu'il est question de phallus.
• Si je regarde attentivement la forme des têtes des amoureux assis à l'avant de moi, que j'examine attentivement l'angle qu'elles forment, que je multiplie par 454359783 et que j'ajoute 9 x le poids moyen d'un hippopotamme, que je regarde consécutivement à droite, en bas, à gauche, en diagonale arrière, je peux en déduire que... OH MON DIEU!!!!!! Ils jouent à touche-pipi!
• Et finalement: Pourquoi? POURQUOI?!?!

Alors, ce fichu verdict?

Tom Hank voulait uniquement promener son chien.

Voici un sujet des plus banals: Les surprises.

Et mieux encore, les surprises que nous espérons.

j'ai reçu un chocolat kinder surprise de ma jolie demoiselle princesse préférée pour mon anniversaire, il y a de cela... 2 semaines? M'enfin. Très heureuse de recevoir une gâterie du genre, j'ai gardé le secret du contenu de la capsule-jouet jusqu'à aujourd'hui. Quelle ne fut pas ma déception devant cette..... e.... ..... chose? Expérimentation plastique d'une liaison entre une bicyclette et une tête de rat? Je ne sais trop. À tout le moins, au départ, c'était bien décevant, surtout après tant d'espoir! Voici pour vous, "Ze Chose" (notez ici l'emploi de la lettre majuscule et des guillemets):




N'est-ce pas des plus effrayant?! Qui est donc l'ignoble personne qui a osé penser qu'un enfant serait heureux en recevant cela? Bon je m'emporte et je rigole, bien entendu, mais c'est tout de même franchement beurk.

Mais... je ne cesse de le regarder et plus le temps passe, plus je le trouve laid, plus je me rend compte combien il me fait bien rigoler. Moi qui voulait le jeter au poubelle après l'avoir assemblé et contemplé l'étendu du dégat, j'en viens à lui trouve un petit côté... amusant. À tout le moins, il aura une histoire, certes.

Et puis il faut se dire que ça aurait pu être pire: J'aurais pu tomber sur un de ses horribles casse-têtes 12 morceaux imprimés sur du mauvais carton.

Donc quelle est la morale à tirer de toute cette histoire? Hum?

Rien. Bonne nuit.

Je n'ai pas pu résister.

Il est minuit et demi et j'essaie encore de faire dire de vilains mots à "Victoria" sur TextEdit. Hi hi.

Je suis ridicule.

Mais c'est si amusant! Et puis elle a une voix si sensuelleee lorsqu'elle dit "touch-pepe".

Merci E. pour cette magnifique découverte.



Maintenant parlons exposition. Ce soir (mercredi) aura lieu le vernissage de l'exposition des étudiants de Design Graphique de l'UQAM. Ça me fait paniquer de savoir que ce sera mon tour dans deux ans. Je trouve cela horrible. Et trépidant. Comme toujours, il y aura trop de gens, peu d'air, et bien entendu trop peu d'espace pour aller voir les travaux des étudiants. Alors pourquoi diantre vouloir aller me vautrer dans cette foule?! Je ne sais pas. L'excitation d'être entourée de gens qui ont l'esprit et l'imagination qui débordent, sans doute. Ça a quelque chose de fascinant. J'aime bien les petits airs hautains qu'ils prennent en regardant les oeuvres des autres, persuadés qu'ils sont meilleurs. Ils sont tous là à se vanter si magnifiquement de leur art. J'aime cette odeur de snobisme! Ça me fait bien rigoler ces scéances de "mon papa est plus fort que le tient". Nah. Peu importe. Vous le savez tous que c'est le mien, quoique vous puissiez en dire. Bon.

Je crois sincèrement que nous, designers graphiques, avons le plus beau métier du monde.

Dire et faire comprendre n'importe quel message aux gens qui nous entourent... avec une seule image. Crier tout haut ce que la plupart n'arrivent pas à prononcer. Explorer le fond de nos entrailles et notre imagination à ce point. Quel délice!

Non seulement nous usons de notre talent d'"artiste" (mis entre plusieurs guillemets!), mais de plus, nous devons user de l'art de la persuasion. J'adore. Je suis des plus timide, et lorsque je désire convaincre autrui, je suis indubitablement nulle à ce jeu. Et pourtant... avec le design... tout devient alors différent, envoûtant! Disons alors que la fausse fée se transforme en fausse sorcière l'espace d'un instant! Ce pouvoir a quelque chose de jouissif. Mais...

Malgré tout cela, le mauvais côté de ce métier, c'est que trop souvent nous sommes exposé à travailler pour des sociétés qui doivent user d'horribles mensonges pour se remplir les poches.

C'est pourquoi je vous écris ici la route de l'enfer, selon Milton Glaser. I LOVE Milton Glaser :)



LA ROUTE DE L'ENFER:

1. Créer un emballage qui donne l’illusion d’un contenu plus gros qu’il ne l’est en réalité

2. Concevoir une publicité qui fasse passer un film lent et ennuyeux pour une comédie légère.

3. Dessiner pour un nouveau vignoble des armoiries qui lui donnent une apparence de vignoble ancien.

4. Dessiner la couverture d’un livre dont le contenu sexuel vous dégoûte

5. Participer à un concours de design graphique dont le sponsor exige qu’on lui soumette avant leur parution le contenu rédactionnel des magazines dans lesquels il a fait de la publicité.

6. Créer un emballage de céréales pour enfants en sachant que le produit n’a qu’une très faible valeur nutritionnelle et contient trop de sucre.

7. Créer des T-shirts pour un fabricant qui emploie de la main-d’oeuvre enfantine.

8. Concevoir une campagne publicitaire pour un produit de régime inefficace.

9. Vanter les mérites d’un candidat politique dont le programme vous paraît potentiellement nuisible pour les citoyens.

10. Créer une publicité pour une voiture au gaz dont le réservoir explose parfois

11. Concevoir une publicité pour un produit dont la consommation régulière risque d’entraîner la mort de l’utilisateur



Et pour finir, voici une illusion d'optique qui m'a bien fait rigoler un peu plus tôt:




(Source de l'image et de la cause de la &?%? de chanson qui m'est restée des jours dans la tête: Blog du magnifique, talentueux et surtout très sexy (et il le sait!) Stéphane Dompierre, http://www.20six.fr/dompierre)

Cette image m'a bien fait rigoler. Plus que cela à vrai dire. M'enfin. Il est vrai qu'avec une chanson aussi... aussi... (insérez ici un adjectif qui signifie à la fois: exécrable, tordante, à pleurer, troublante, franchement nulle, bêêêê), bien... vous savez.

La pluie coule tout doucement sur la fenêtre de ma chambre et cela me donne follement envie d'aller prendre des centaines de photos à l'extérieur. Hélas, j'ai un giga travail de recherche à remettre demain que bien entendu, fidèle à mes habitudes, je n'ai point commencé. Je ne panique pas! Nonnn pas du tout. Ou à peine. On en vient avec le temps à apprécier cette adrénaline. Et tout en écrivant cela, je remarque que l'une des célèbres citations apposées sur mon mur est: "Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain". Chouette. Si Alphonse Allais l'a dit, c'est que c'est vrai. J'espère.

M'enfin, le travail à faire est amusant. Un dossier de recherche sur Milton Glaser. Quoi?! Vous ne connaissez pas?! Et pourtant... chacun d'entre-nous connaît l'une de ses célèbres oeuvres. Il s'agit du bien connu logo "I Love NY". M'enfin. Le style de ce designer est discutable. Mais ses idées, sont particulièrement excellentes. Je suis jalouuuse! j'aime bien ses illustrations violentes qui représentent l'esprit peu commun de Guillaume Appolinaire. Elles sont amusantes et sensuelles.

Il serait temps de commencer mon travail... mais avant je...

• Vais aller déjeûner
• Vais aller faire mon lavage
• Sculpterai un figurine représentant le petit Jésus
• Regarderai sans doute le blog d'autrui
• Programmerai mon vidéo
• Écouterai les épisodes de "Lost" de cette semaine
• Lancerai la balle au chien
• Apprendrai par coeur les répliques de "Mary Poppins"
• Choisirai avec soin ma sélection de chanson ITunes pour la journée
• Regarderai par la fenêtre avec envie au moins 94621484823 fois
• ferai le ménage du printemps de ma chambre
• Irai tuer un écureuil pour mon lunch demain
• Maudirai Dieu quelques secondes
• Penserai à Y. 84538437534 fois
• Classerai mes bas par intensité de noir
• Chanterai à tue-tête "Ça va biiiien..." au moins 10 bonnes fois
• (...)
• Il est franchement le temps que j'arrête de délirer.
• Pas de flânage j'ai dit! Merci.

Encore des sornettes, chouette!

  • 21 avr 2006 at 7:29 PM

Me voilà à l'aube de mes (peu importe) ans à raconter (à nouveau!) mon existence joyeuse et délurée (... ouais ouais ouais) à travers ce magnifique monde virtuel. Quelle chance. Il suffit les fées! J'en ai franchement marre de raconter des sottises à travers les mots d'une troisième personne. C'est mignon, certes. C'est fort joliment dit. Mais ça laisse peu de place à la liberté et on en vient à ne pas raconter toujours la vérité. À tout le moins, pas "toute" la vérité. Et cela devient épuisant à lire et à écrire à la longue. On s'y perd (il est où le poisson, il est par là... non par là...!) si facilement. J'ai simplement envie d'écrire, tout ce qui me passe par l'esprit, aussi moche le résultat puisse t-il être.

M'enfin. Sans doute réécrirai-je un peu comme avant. Cela n'avait pas que des mauvais côtés après tout. J'exporterai sans doute quelques textes déjà écrit (que d'originalité!)

Et puis ne nous le cachons pas... je n'ai strictement rien d'une fée. (Non. Rien du tout).

Somme toute, je vous promets un blog bien ordinaire (Chouette n'est-ce pas?!) Je sais bien, vous frémissez déjà d'impatience à l'idée de déguster mes savoureuses paroles. Patientez... vous aurez votre morceau de robot aussi.


...(Mais putain, à qui je parle là?! C'est franchement inquiétant!)...

...

...

... Quoi?!?! Z'êtes encore ici?! Allez, en avant tête de thon!

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